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CIR Boeny fin prêt

La région Boeny se prépare pour les prochaines élections. La mission attribuée au Centre Informatique Régional (CIR) de Boeny est d’effectuer une mise à jour des listes électorales dans lesquelles des anomalies sont déjà constatées.

"La mise à jour se fera de fokontany à fokontany", précise Alfred Rakotoarivelo, chef du Centre Informatique Régional. Ce centre stocke les données économiques, sociales et monographiques de la région.

Par étape

La mise à jour s’est basée sur le nombre d’électeurs lors des législatives de 2008.

Lesquels étaient au nombre de 305.309 dans toute la Région Boeny. Après retranchement, c'est-à-dire, après la suppression des noms des décédés ainsi que la suppression des noms des personnes qui se déplacent vers d’autres circonscriptions,  16 258 électeurs ont été retranchés des listes. A ceux-là s’ajoutent 11 384 électeurs comprenant  les nouveaux électeurs et les nouveaux migrants.

« Il a fallu  également considérer  ceux qui ont eu 18 ans entre le mois de Mars 2008 et le Mois de Juin 2009 ainsi que les nouveaux migrants dans chacun des 489 Fokontany des 43 communes qui composent la Région Boeny », explique toujours le Chef du CIR. Si l’on fait alors le compte, après retranchement et rajout, la nouvelle liste des électeurs  pour la région Boeny est de  300 435.

Doublons

Les Chefs d’Arrondissements et les maires sont appelés à effectuer une vérification fokontany par fokontany avant la publication de liste finale. En effet, sur la liste nouvellement établie, l’équipe du CIR a constaté 8600 cas de doublons. Des cartes d’identité nationale sont retrouvées dans 2 ou 3 autres bureaux de vote, aux mêmes noms et mêmes numéros. 6800 autres cartes d’identité portent les mêmes numéros mais à des noms différents. Pour éviter ces cas, une équipe de la CIR effectuera une autre descente au niveau des arrodissements. Le 20 novembre dans le District de Mahajanga I,  le 23 Novembre à Mitsinjo, le 24 novembre à Marovoay et Soalala, 26 Novembre à Ambato-Boeny et 27 Novembre dans le district de Mahajanga II. Au chef du CIR de conclure que « la population totale de la Région Boeny est de 964 758, mais bon nombre d’elle ne possède pas, ou ne renouvelle pas leur carte d’identité nationale, ce qui explique la stagnation du nombre total des électeurs

 
La composition par age et par sexe
La répartition entre le sexe masculin et le sexe féminin est quasi-équitable. Sur la totalité de la population régionale 50,14% sont de sexe masculin, et
-  17,54% sont constitués des enfants moins de 4 ans
-  18% sont des enfants scolarisables
-  23 % sont de femmes en âge de procréer
-  La population active représente environ 52,90% de la population totale.
( source l’INSTAT régional/réf. carte population)
 
La répartition géographique
La densité moyenne est de 17.5habitants/ km2, mais une analyse spatiale a mis en exergue des pressions démographiques inquiétantes, particulièrement à :
-  Mahajanga I, dont la population représente les 35,08% de la population régionale avec un nombre avoisinant les 200.000 personnes, pour une surface de 53Km2. La pression démographique est essentiellement due à un exode rural très important. Parfois, les riverains de la route nationale RN4 émigrent également vers Mahajanga I, en quête de travail temporaire ou définitif dans les unités industrielles, plus spécialement dans les pêcheries et le port pendant la saison morte agricole. Or, la capacité d'accueil de la ville est à un niveau de saturation telle que l’urbanisation des périphéries est devenue une gageure. D’ailleurs, ces dernières décades ont vu l'émergence de quartiers spontanés et populaires, occupant une surface étendue, caractérisés par l’absence de lotissement, d’infrastructures et d’équipements collectifs de base.

-  Marovoay ville et Ankazomborona, deux communes voisines, comptent à elles seules 66 172 habitants, soit 11, 60 % de la population régionale. Le coura nt de migration a été amorcé dès le début du siècle (vers les années 1910-1920) par le mouvement de colonisation rizicole des plaines alluviales de Marovoay plus particulièrement avec les grands travaux de drainage et d’assainissement. Actuellement pour le cas particulier de Marovoay, la pression démographique a généré des problèmes tels que l’assainissement, l’habitat, l’accès à l’eau potable et l’insécurité. La ville a peu évolué en tant que centre urbain en terme d’aménagement et de fonctionnement.

-  Soalala, une commune qui figure parmi les plus peuplées de la région. Elle présente une population d'une trentaine de mille. Les activités de pêche et d'élevage y ont promu le peuplement. Quoique l'enclavement quasi-permanente, soit 6 mois sur 12, l'insuffisance en infrastructures de base, freine son accession vers le plein développement, s'alignant sur ce point
avec plusieurs communes.

D’autres communes commencent également à subir des pressions démographiques même si l’ampleur est moindre par rapport aux trois communes susmentionnées. Citons les cas de :
-  Ambato Ambarimay dont la migration était surtout motivée par la valorisation des zones de Baiboho pour les cultures industrielles et de rente
-  Manaratsandry
-  Andranomavo
 
Les conditions féminines
Les conditions féminines sont déplorables, avec la persistance de certaines moeurs et pratiques, comme l'union libre, la polygamie et de l’endogamie dans certaines ethnies. Ajoutée à cela, une nuptialité précoce chez les jeunes filles, une faible valorisation du travail de la femme, laquelle est souvent reléguée aux travaux d’appoints.

Comme partout à Madagascar, l’analphabétisme est un phénomène endémique qui constitue encore un frein au développement régional : les femmes sont majoritairement analphabètes avec un taux de 69%, contre pourcentage 61% pour les hommes.

Pour les femmes en âge de procréer, le cas de la région Boeny se révèle alarmant en matière de taux de couverture en Planning Familial. Les statistiques de 2004, issues de la Direction provinciale de la Santé, donnent un taux ne dépassant pas les 20% pour toutes les communes, à l'exception de Mahajanga ville. Pour 25 communes d’entre elles, ce taux n'atteint même pas 10%. (réf. Carte de planning familial )
 
La répartition ethnique
La population de la région est composée d’ethnies et de races disparates notamment dans les grands centres urbains telle que Mahajanga ville et Marovoay. Toutefois la prédominance de l’ethnie sakalava sur les zones côtières est plus marquée, ainsi que celle des immigrants de hautes terres dans la partie centrale à Marovoay et Ambato-Boeni (réf. carte ethnique)
 
Localisation
Située sur la partie Nord-Ouest de l'île, la Région Boeny est composée des six Districts dont Mahajanga I comme Chef lieu de Région, Mahajanga II au nord, Soalala à l'extrême sud-ouest, Mitsinjo à l'ouest, Marovoay au centre–sud et Ambato-Boeni à l'est. La Région occupe une superficie totale de quelques 29.830 Km².

Elle est délimitée :
-  Au Nord par la Région de Sofia
-  A l’Est par la région de Betsiboka
-   Au sud par la région de Melaky

Donnant sur la mer, du côté du Canal de Mozambique, la Région Boeny possède un relief varié :
-  Sur la région littorale, de vastes plaines fertiles qui longent les grands fleuves et la côte maritime ( plaines de Madirovalo, d'Anjiajia, d'Ambato Boeni, grande plaine rizicole de Marovoay, plaines de Mitsinjo, …) ;
-  Des zones sablo-grésieux : transition entre plateau et baiboho
 
Hydrographie
Par ailleurs, la région est largement drainée par un réseau hydrographique particulièrement dense qui met à sa disposition un capital eau estimable, susceptible de dynamiser les activités liées au transport fluvial et maritime, à l'alimentation en eau et à l'énergie hydroélectrique.

Les principaux fleuves sont :
la Betsiboka, la Mahavavy et la Mahajamba.

Ce réseau est complété par la présence de grands lacs, tarissables ou permanents, avec des plans d'eau favorable à la pêche continentale et au transport fluvial, dont le lac Kinkony, le deuxième de l'île en superficie après l'Alaotra.
 
Pédologie
En matière de pédologie, les sols de la région sont  composés par trois grands types de sols, d'origine ferrugineux tropicaux :
Les sols des tanety latéritiques rouges, qui dominent en petite partie sur Ambato Boeni, Soalala, Mitsinjo, Marovoay et Mahajanga  II.

Les sols hydromorphes des bas-fonds ou de plaines, qui occupent en général les parties amonts où commencent les mangroves, c'est-à-dire quelques kilomètres des embouchures des grands fleuves : Mahavavy, Betsiboka et Mahajamba .

Les baiboho, qui se trouvent sur les bourrelets de chaque berge des grands fleuves précédents.
 
Formations végétales
Les formations végétales, quant à elles, sont diversifiées grâce aux conditions naturelles de la région : des mangroves, des forêts denses sèches réputées pour leurs essences nobles, des forêts ombrophiles, des savanes, des formations marécageuses qui constituent autant de ressources en matière de potentialités.
 
Climat et pluviométrie
Le climat de la région est de type tropical sec, chaud pendant 7 mois, et 5 mois de saison pluvieuse. Il est rythmé par l'alternance d'une saison pluvieuse qui s'étale généralement d'octobre à avril–avec une moyenne annuelle de 1 000 à 1 500 mm d'eau, et d'une saison sèche de d'avril à octobre. La température moyenne annuelle est de 27, 64°C. Par ailleurs, la région est régulièrement visitée par les cyclones.
 
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