TRANSPORT

Les infrastructures de transport existantes

La nature a avantagé la région BOENY de plusieurs atouts physiques, notamment une longue côte de 630km, un vaste réseau de fleuves propices à la navigation maritime et fluviale, un grand port ouvert sur le monde… Hormis cela, elle compte également quelques  ports intermédiaires tels que les Quais ORANGE, le Port SCHNEIDER, le Quai Barriquand, qui lui permettent d’avoir des trafics régionaux et interrégionaux.

Ceci étant, la région a l’avantage de pouvoir dynamiser le transport maritime et le transport fluvial. Jusqu’ici, Mahajanga et Katsepy sont reliés journalière ment par le  BAC BOENY. Certaines communes situées dans la partie centrale, notamment Ambato-Boeni et Marovoay,  sont également desservies par quelques bacs.

A l’aéroport international de Philibert TSIRANANA à Amborovy, des vols réguliers relient la région à Mayotte, aux Comores et à l’île de la Réunion, grâce aux lignes aériennes de l’AIRMAD et de l’AIR AUSTRAL. Tandis qu’un vol  journalier Mahajanga – Tananarive a lieu au moins une fois. Viennent s’y ajouter également l’aérodrome public à Soalala et des pistes d’atterrissage privées dans certaines communes.

Pour le transport terrestre, la région est traversée par la route nationale RN4 la reliant à Antananarivo. Celle-ci passe par huit (08) communes avant d’atteindre la capitale de Boeny, Mahajanga I. Des routes nationales temporaires desservent les quatre autres chefs lieux du district, c’est à dire Marovoay, Ambato-Boeni, Mitsinjo et Soalala. Certaines communes telles que Madirovalo, Antongomenabevary, Ambohipaky, Katsepy, Ankijabe y ont également accès. Le reste du réseau est constitué de routes provinciales et autres routes non classées.

En tout, les routes bitumées dans la région mesurent 283 km. Cependant, leur praticabilité reste saisonnière pour une grande partie, et les moyens pour les emprunter demeurent assez limités pour la population. L’absence de route bitumée dans tout Soalala et tout Mitsinjo mérite d’être mentionnée en tant que chefs lieux de district.

L’enclavement

Les communes régulièrement accessibles par route sont celles traversées par la route nationale RN4, en plus de Marovoay, de Boanamary, d’Anjiajia . Et Katsepy est joignable par voie maritime en provenance de Mahajanga I. En tout, seules 14 communes sur 43 sont  accessibles toute l’année ( Mahajanga I , Marovoay , Marovoay Banlieu , Katsepy , Ambondromamy , Andranofasika , Antanambao Andranolava , Andranomamy , Ankazomborona , Anosinalainolona , Belobala , Boanamary , Marosakoa , Tsaramandroso ) .

Les communes restantes ont des problèmes d’enclavement périodiques, dont :

  • 09 pour une durée moyenne de trois mois toute l’année ( Betsako , Ambalakida , Manaratsandry , Ambolomoty , Ankijabe , Matsakabanja , Antongomena Bevary , Tsararano , Anjiajia )
  • 12 pendant  06 mois ( Soalala , Sitampiky , Mitsinjo , Madirovalo , Antanimasaka , Ambatoboeny , Manerinerina , Bekobay , Ambalabe , Mahajamba , Andranoboka , Mariarano)
  • 08 qui ne sont accessibles que par charrette et à pied toute l’année ( Ambohipaky , Andranomavo , Antseza , Ankirihitra , Ambarimaninga , Ankaraobato , Bekipay , Bemaharivo )

Bref, 20 communes sont entièrement enclavées au moins pendant la moitié de l’année, ce qui représente environ 349 053 personnes, soit  35% de la population régionale, privées de tout contact avec l’extérieur 6 mois dans l’année.

Les périodes d’enclavement se situent surtout en saison de pluies, et avec les  conséquences comme l’inondation, c’est l’occasion propice pour la propagation rapide des pathologies dominantes telles que la diarrhée, le paludisme et les maladies respiratoires. Pis encore, ces communes enclavées sont un foyer idéal pour la prolifération des virus mortels : le choléra, la peste, la fièvre thyphoïde et la toxicose.