SOS au défrichement incontrôlable dans le district d’Ambatoboeny

Le 25 novembre 2014, un atelier d’évaluation de la mise en œuvre du plan d’action sur le défrichement s’est déroulé à l’Ex Don Bosco Mangarivotra. Les ONG, les associations ainsi que les journalistes de la Région Boeny étaient invités dans le but d’élaborer ensemble des résolutions adéquates aux problèmes de la dévastation des forêts.

Mr Lova Rajaofara, coach de l’association Komanga et représentant du PGME (Programme Germano Malagasy pour l’Environnement) a tenu un exposé relatant les faits subsistant dans la commune de Tsaramandroso et d’Anjiajia, dans le  district d’Ambatoboeny. Cette présentation révèle  les principales causes du défrichement : la migration massive et illégale des gens du sud.

Suite à l’insécurité qui touche cette partie de l’île, ils viennent s’implanter dans les aires protégées de la Région. Ils abattent sans souci les arbres qui s’y trouvent, ils changent de terrains de culture à chaque récolte. D’où la déforestation à grande vitesse et déplorable observée dans les  deux Communes.

SMr Rajaonarisonina Fanomezantsoa, membre du Komanga, a affirmé que « la situation est alarmante et qu’il est de leur devoir d’alerter les autorités compétentes, non seulement au  niveau régional mais surtout au niveau national vue la gravité de la situation ».

Après la reconnaissance des faits, le débat a été donc ouvert pour chercher des solutions propres à la situation.  A l’issue d’une longue discussion, tous étaient convaincus qu’une collaboration entre l’Etat, les Médias et les ONG s’impose.

Le SOS a été donc lancé, on attend plus que la réaction rapide et la prise de responsabilité de chaque entité concernée.