Les MSM crient : « Stop à la discrimination ! »

Dans le cadre de la lutte contre la prolifération du VIH-SIDA et de la protection des droits de l’homme, l’Etat américain finance le Projet LBGT (lesbienne-bisexuel-gay-travestie). Un atelier de revendication des droits fondamentaux des MSM (Men have Sex with Men) s’est ainsi tenu au Central hôtel, à Mahajanga Be le vendredi 09 janvier 2015.

Le fait que beaucoup d’entre eux sont porteurs du VIH-SIDA d’après les statistiques présentés lors de cet atelier, rajouté à leur comportement hors du commun,  font d’eux l’objet de rejet social, expliqua leur plaidoyer.  Toutefois, les traiter comme tous leurs semblables,  c’est la seule et unique recommandation de ces MSM qui se sentent souffrir d’être stigmatisés et discriminés par la société.

1-2Mlle Balou, un MSM présidente nationale de la Solidarité des MSM de McarLa Solidarité des MSM s’éparpille actuellement dans 14 villes et districts de Madagascar. Ils se mobilisent un peu partout pour prôner leurs droits fondamentaux. Afin de justifier leur cause, ils citent toujours quelques articles de la Constitution malagasy (08, 10, 13,…) et ceux de la Convention internationale sur les droits de l’homme (01, 02, 03…).

Bien que la plupart de la société les marginalise, il existe quelque part des minorités tolérantes qui les comprennent et luttent à leur côté afin que les MSM soient traités comme tous les communs des mortels.

Parmi leurs invités de ce jour, tels que les représentants de l’Etat, des éléments des forces de l’ordre et les journalistes, un médecin généraliste a avancé une explication scientifique à leur cause : « certes, les MSM agissent de façon contre nature, mais ce n’est guerre volontaire. D’après  des études scientifiques démontrent que beaucoup d’entre eux présentent le syndrome de Klinefelter ou de la cryptorchidie ou absence de testicule ». « Pour d’autres, les chromosomes xy qui déterminent normalement le sexe masculin,  s’amplifient chez eux de féminité, devenu xxy, d’où leur penchant et aspiration au comportement féminin » a-t-il ajouté.

Ce médecin de conclure que les MSM sont des personnes victimes des anomalies,  donc une raison de ne pas les rejeter. D’autant plus qu’ils augmentent en nombre de nos jours. A Mahajanga, on enregistre officiellement 360 MSM actifs, passifs et les deux à la fois, prêts à faire des tournées pour crier haut et fort stop à la discrimination.