Jamais de développement là où sévissent les guerres civiles et l’instabilité politique.

Malgré l’instabilité politique qui perdure dans le pays,  la population de la région Boeny   a fêté le 55e anniversaire de l’Indépendance de Madagascar  dument.

Faisant suite à l’ouverture officielle à Mahajanga des festivités depuis le vendredi 12 juin, un culte œcuménique a été célébré le soir du 24 juin à la Cathédrale catholique de Mahajanga. Une opportunité pour les clergés de faire passer un message de paix adressé particulièrement aux dirigeants politiques du pays.  En effet, pour le Président synodal de la FJKM de Boina Vaovao, le Pasteur Rakotomalala Jean Olivier, c’est surtout les hautes autorités et politiciens du pays qui doivent faire preuve de patriotisme et de fihavanana si vraiment ils ont dans l’âme et dans la conscience,  la volonté réelle de développer Madagascar. Le petit peuple n’a pas besoin de fihavanana. Tant qu’il n’y a pas eu de guerres civiles, cela signifie que le peuple se respecte et soigne le fihavanana, a-t-il souligné. 55 ans après son indépendance, il paraît que l’exemple est à tirer d’en bas et non plus d’en haut à Madagascar, pour maintenir le peu de stabilité qui lui reste, a-t-il conclut le PS de Boina Vaovao son sermon.

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Podium de spectacles divers, retraites aux flambeaux,  feux d’artifices, kermesse des forces armées, et un revu militaire,  bouclés le soir du 26 juin par un bal populaire devant l’Hôtel de ville de Mahajanga ont donc succédés durant cette période de fête nationale,  suscitant ainsi l’effervescence de la population entière.

Le Chef de la Région Boeny Saïd Ahamad Jaffar, dans son discours, lors d’une réception donnée au Zahamotel Amborovy dans l’après-midi du 26 juin,   a rappelé que cette commémoration est l’occasion pour raviver le sentiment sincère du patriotisme dans le cœur de tout citoyen Malagasy. Car, rappela-t-il,  il y a plus de 55 ans, de vrais patriotes Malagasy ont sacrifié leur vie pour laisser un avenir plus meilleur que pendant la colonisation, à la nation.

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Il a conclu que l’État n’a pas choisi au hasard le thème de cette année « patriotisme et fihavanana garants du développement ».  Car, il n’y aura jamais de développement là où sévissent les guerres civiles et instabilité politque.